Mine d’or de Morila : une attaque présumée ravive les risques sécuritaires au Mali

Afrique minière

1/7/20263 min read

Une attaque armée présumée contre la mine d’or de Morila, dans le sud du Mali, a été évoquée par plusieurs sources concordantes début janvier. Si les autorités n’ont pas confirmé officiellement les faits à ce stade, l’événement relance les interrogations sur la sécurité des sites miniers dans un pays confronté à une instabilité persistante, y compris dans des zones historiquement considérées comme relativement épargnées.

Un incident signalé sur un site minier emblématique

Selon des informations relayées, des hommes armés assimilés à des groupes djihadistes auraient mené une attaque contre les installations de la mine d’or de Morila. Les circonstances exactes restent floues : aucune communication officielle n’a fait état de victimes ou de dégâts matériels confirmés au moment de la publication.

Morila, exploitée successivement par Randgold Resources, AngloGold Ashanti puis Barrick Gold, est aujourd’hui relancée par un opérateur local avec l’appui de l’État malien. Le site, longtemps présenté comme un symbole de l’industrie aurifère industrielle du pays, a repris une activité progressive après plusieurs années de mise en sommeil.

Une information reprise par plusieurs médias spécialisés

L’hypothèse d’une attaque a été évoquée par plusieurs médias spécialisés qui font état d’une incursion armée ciblant les abords ou les installations de la mine. Aucun groupe n’a revendiqué l’action, et les autorités maliennes n’ont pas communiqué officiellement sur une éventuelle riposte ou sur l’ampleur réelle de l’incident.

Cette prudence institutionnelle alimente les incertitudes, dans un contexte où les informations sécuritaires sont souvent fragmentaires, notamment dans les zones rurales. Les sources convergent toutefois sur un point : le risque sécuritaire autour des actifs miniers demeure élevé, même pour des sites historiquement intégrés dans l’économie locale.

Un signal d’alerte pour l’industrie extractive malienne

L’évocation d’une attaque à Morila intervient alors que le Mali cherche à renforcer son contrôle sur le secteur minier, à travers sa récente réforme du code minier et une implication accrue de l’État dans certains projets stratégiques. Dans ce cadre, la sécurisation des sites devient un enjeu central, tant pour la continuité des opérations que pour l’attractivité du pays auprès des investisseurs.

Au-delà de Morila, l’incident rappelle que les exploitations minières, souvent situées en zones isolées, restent exposées à des menaces asymétriques. Pour les opérateurs, la question n’est plus seulement économique ou réglementaire, mais aussi opérationnelle et humaine, avec des impacts potentiels sur les travailleurs, les sous-traitants et les communautés locales.

Entre relance minière et instabilité persistante

Si les faits sont confirmés, cette attaque constituerait un nouveau test pour la stratégie minière malienne, qui ambitionne d’augmenter la part des revenus extractifs tout en renforçant la souveraineté nationale sur les ressources. Elle souligne également la nécessité d’une coordination renforcée entre autorités, forces de sécurité et exploitants, dans un contexte où la sécurité conditionne directement la viabilité des projets.

À retenir

  • Une attaque armée présumée aurait visé la mine d’or de Morila, selon plusieurs médias spécialisés.

  • Aucune confirmation officielle n’a été apportée à ce stade par les autorités maliennes.

  • L’incident relance le débat sur la sécurisation des sites miniers au Mali, y compris dans le sud du pays.

Ils en parlent

Agence Ecofin — Au Mali, une présumée attaque djihadiste évoquée sur la mine d’or Morila

https://tr.ee/Ihv66I

Mining Magazine — Militia attack reported at Morila mine in Mali

https://tr.ee/uBfrLI

Zonebourse — Des djihadistes présumés attaquent la mine d’or de Morila au Mali

https://tr.ee/MUjlWl

Afrique minière. Rédigé le 8 janvier 2026, temps de lecture : 3 minutes