Mali : la production industrielle d’or s’est effondré en 2025, selon les chiffres officiels

Afrique minière

1/16/20262 min read

Les premières données provisoires du ministère malien des Mines montrent une forte contraction de la production industrielle d’or en 2025, une tendance qui reflète les perturbations persistantes dans la principale filière extractive du pays. L’annonce, rendue publique ce vendredi, met en lumière les difficultés structurelles et opérationnelles rencontrées par les acteurs du secteur aurifère malien.

Production industrielle : recul marqué

Selon les chiffres provisoires communiqués et relatés par Reuters, la production industrielle d’or de la République du Mali est tombée à 42,2 tonnes en 2025, contre 54,8 tonnes en 2024, soit une baisse de 22,9 % sur un an. Cette contraction intervient alors que l’or représente une part significative des recettes d’exportation du pays et un moteur essentiel de l’économie nationale.

L’effondrement observé en 2025 est en grande partie attribué à la suspension prolongée des activités du complexe aurifère Loulo-Gounkoto, autrefois l’un des principaux contributeurs à la production malienne. La suspension avait été provoquée par un bras de fer prolongé entre les autorités de Bamako et l’opérateur canadien Barrick Mining, au centre de négociations portant sur des réformes réglementaires et des obligations contractuelles.

Réorganisation du paysage aurifère

Les données indiquent que la production de Loulo-Gounkoto a chuté drastiquement, passant de 22,5 tonnes l’année précédente à seulement 5,5 tonnes en 2025. Cette baisse a été partiellement compensée par l’accroissement de la production de nouveaux sites industriels et des mines à plus petite échelle, mais cela n’a pas suffi à enrayer la tendance générale.

Dans ce contexte, B2Gold a émergé comme le principal producteur aurifère du pays en 2025, avec 17,5 tonnes, suivi par Allied Gold (9,58 tonnes). La production artisanale est restée stable à environ 6 tonnes.

Conséquences économiques et réglementaires

La baisse significative de la production industrielle a des implications économiques directes pour le Mali, où l’or constitue une part importante des recettes d’exportation et contribue à près d’un dixième du produit intérieur brut. Cette situation pèse sur les équilibres macroéconomiques et pourrait contraindre les autorités à accélérer les décisions visant à relancer les grandes unités industrielles du secteur.

La reprise agricole et artisanale ne compense pas la perte de volumes industriels. Le ministère des Mines, tout en soulignant l’importance de stabiliser les activités, n’a pas, à ce stade, indiqué de projections officielles pour 2026. Aucune prévision n’est encore disponible sur l’impact définitif des réformes réglementaires ou des négociations avec les opérateurs sur le redressement de la production. A CONFIRMER si des données trimestrielles officielles sont publiées ultérieurement.

À retenir

  • La production industrielle d’or du Mali a chuté de 22,9 % en 2025, selon les données provisoires du ministère des Mines.

  • Le ralentissement est lié à la suspension prolongée du complexe Loulo-Gounkoto dans un contexte de réformes réglementaires.

  • B2Gold et Allied Gold ont dépassé Barrick dans la production aurifère nationale en 2025.

Ils en parlent :

Reuters — Mali gold output plunges 23% as Barrick halt, tougher rules reshape sector

https://tr.ee/mLHVyZ

Afrique minière — Rédigé le 16 janvier 2026

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