Mali : la présidence renforce son contrôle direct sur le secteur minier

Afrique minière

1/22/20262 min read

Le Mali a engagé une nouvelle étape dans la restructuration de sa gouvernance minière. Le président de la Transition a décidé de placer le secteur stratégique des mines sous une supervision directe de la présidence, dans un contexte marqué par des tensions persistantes avec plusieurs opérateurs internationaux et une baisse notable de la production aurifère.

Une centralisation assumée de la gouvernance minière

Selon des informations rapportées, un nouveau poste rattaché à la présidence a été créé afin de superviser l’ensemble des questions liées au secteur minier. Cette fonction regroupe désormais des responsabilités auparavant réparties entre plusieurs administrations, notamment le suivi des titres miniers, l’application du code minier et la coordination avec les sociétés opératrices.

Cette centralisation vise, selon les autorités, à renforcer l’efficacité de l’État dans un secteur considéré comme vital pour les finances publiques maliennes.

Un contexte de tensions avec les opérateurs aurifères

La décision intervient alors que le Mali traverse une période de relations complexes avec certains grands groupes miniers, en particulier autour du complexe aurifère de Loulo-Gounkoto. Les différends fiscaux et réglementaires ont conduit à des ralentissements d’activité, pesant directement sur la production nationale d’or.

D’après La Tribune, la production aurifère malienne a reculé de près de 23 % en 2025, une baisse largement attribuée à ces conflits et aux suspensions temporaires de certains sites industriels.

Enjeux économiques et signal envoyé aux investisseurs

Pour les autorités, ce recentrage institutionnel doit permettre une meilleure captation des revenus, une surveillance accrue des obligations contractuelles et une clarification des responsabilités publiques. Du point de vue des investisseurs, cette évolution est perçue avec prudence.

Si certains y voient une tentative de stabilisation réglementaire, d’autres redoutent un durcissement du cadre d’exploitation et une concentration du pouvoir décisionnel susceptible d’accroître le risque politique.

À ce stade, aucune modification formelle du code minier n’a été annoncée. Les implications concrètes de cette réforme dépendront de sa mise en œuvre opérationnelle et du dialogue engagé avec les opérateurs existants.

À retenir

  • Le Mali place la supervision du secteur minier directement sous l’autorité présidentielle.

  • La décision intervient après une forte baisse de la production d’or en 2025.

  • L’impact sur l’attractivité du pays dépendra de la stabilité réglementaire à venir.

Ils en parlent

  • Zonebourse (Reuters)Le président du Mali renforce son contrôle direct sur le secteur minier clé
    https://tr.ee/PerulQ

  • La TribuneOr au Mali : le conflit avec Barrick pèse sur la production
    https://tr.ee/YcKjzU

Afrique minière — Rédigé le 22 janvier 2026
Temps de lecture — 3 à 4 minutes