Le Mali instaure une société publique pour centraliser ses participations dans les mines

Afrique minière

2/15/20262 min read

Le 9 février 2026, le Conseil des ministres du Mali a approuvé la création d’une société nationale chargée de gérer les participations de l’État dans les entreprises minières actives sur le territoire. L’information a été diffusée par Reuters sur la base d’un communiqué officiel du gouvernement, indiquant que la nouvelle entité, appelée Société de Participation Minière du Mali (SOPAMIM), sera détenue à 100 % par l’État.

L’objectif affiché est de centraliser et optimiser la gestion des parts détenues par l’État dans les sociétés minières, dans un contexte où le secteur aurifère représente une part majeure des recettes publiques. La décision intervient dans la continuité des réformes amorcées par le pays depuis l’adoption d’un nouveau code minier en 2023, qui a accru la participation obligatoire de l’État et des investisseurs locaux dans les projets miniers.

Une structure institutionnelle pour renforcer la maîtrise publique

Selon le communiqué gouvernemental, SOPAMIM sera chargée d’acquérir, de gérer et de valoriser les actions détenues par l’État malien dans les sociétés d’exploitation minière. Cette approche vise à maximiser les retours financiers pour le pays, tout en améliorant le suivi des actifs stratégiques dans le secteur. Le texte officiel mentionne que cette création s’inspire de mécanismes similaires utilisés dans d’autres pays de la région pour assurer une meilleure gouvernance des participations publiques.

La nouvelle société devrait opérer de manière articulée avec les autres entités publiques déjà impliquées dans la gestion des ressources naturelles, notamment la SOREM, créée en 2022 pour explorer et développer les ressources minières. La coordination interinstitutionnelle est présentée comme essentielle pour éviter les doublons et optimiser les stratégies sectorielles.

Contexte réglementaire et implications économiques

Le Mali a introduit en 2023 un code minier révisé censé renforcer les retombées économiques de l’exploitation des ressources naturelles. Ce code a notamment augmenté la part minimale d’intérêt de l’État et des investisseurs locaux à au moins 35 %, contre 20 % auparavant, et renforcé la collecte fiscale dans le secteur.

Le renforcement de l’encadrement institutionnel se déroule dans un contexte où le pays figure parmi les principaux producteurs d’or d’Afrique de l’Ouest, avec une présence significative d’opérateurs internationaux tels que Barrick Gold, B2Gold, Resolute Mining, Endeavour Mining ou Hummingbird Resources. La mise en place de SOPAMIM pourrait permettre à Bamako de mieux coordonner ses participations et de capter une part plus importante de la valeur générée par ces actifs.

Vers une meilleure gouvernance des participations publiques

Les autorités maliennes estiment que la nouvelle structure participera à une meilleure gouvernance de leurs participations minières, en assurant un pilotage stratégique plus cohérent des actifs publics dans un secteur clé pour l’économie nationale. Aucune décision spécifique sur les modalités de fonctionnement ou le calendrier opérationnel de SOPAMIM n’a été publiée à ce stade.

À retenir

Le Mali a créé une société publique chargée de gérer les participations de l’État dans les sociétés minières.

Cette création s’inscrit dans le cadre des réformes issues du code minier de 2023.

L’objectif affiché est d’optimiser la gestion des actifs miniers publics.

Ils en parlent

Reuters — 9 février 2026 : Mali crée une société publique pour gérer ses participations minières :

https://tr.ee/PzxWKJ

Afrique minière

14 février 2026

Durée de lecture estimée : 3 minutes