Guinée : le différend entre l’État et Axis relance le débat sur les permis miniers
Afrique minière
1/6/20262 min read


En Guinée, la contestation par la société minière émirienne Axis de la perte de son permis d’exploitation remet en lumière les tensions persistantes autour de la gouvernance du secteur minier. L’affaire, relayée ces derniers jours par plusieurs sources médiatiques et institutionnelles, illustre les équilibres délicats entre souveraineté étatique, sécurité juridique et attractivité de l’investissement.
Un permis retiré, une contestation publique
La société Axis, opérateur d’origine émirienne, a perdu son permis d’exploitation minière en Guinée. L’entreprise affirme avoir respecté ses obligations contractuelles et réglementaires, et réclame aujourd’hui une indemnisation à hauteur de 30 millions de dollars.
Axis soutient que le retrait de son permis serait intervenu sans compensation suffisante, et estime que cette décision porterait atteinte à la sécurité juridique des investissements étrangers dans le pays. À ce stade, les autorités guinéennes n’ont pas communiqué publiquement de réponse détaillée sur le fond de la demande indemnitaire.
Une décision inscrite dans un contexte de reprise en main du secteur
Le différend s’inscrit dans un contexte plus large de réorganisation du secteur minier guinéen. Depuis plusieurs années, l’État a engagé une revue approfondie des titres miniers, visant à retirer ou réattribuer les permis jugés insuffisamment valorisés ou non conformes aux engagements initiaux.
Cette politique, officiellement justifiée par la volonté de maximiser les retombées économiques nationales et de lutter contre la rétention spéculative de permis, a conduit à plusieurs retraits de titres, parfois contestés par les opérateurs concernés.
Enjeux juridiques et risque contentieux
Sur le plan juridique, l’affaire Axis soulève plusieurs questions sensibles. La première concerne les conditions de retrait des permis prévues par le code minier guinéen et les conventions minières associées. La seconde porte sur les mécanismes de compensation applicables en cas de retrait anticipé d’un titre.
En l’absence de résolution amiable, le différend pourrait évoluer vers un contentieux arbitral international, scénario déjà observé dans d’autres juridictions africaines. Une telle procédure exposerait l’État guinéen à des risques financiers, mais également à un impact réputationnel auprès des investisseurs internationaux.
Un signal observé de près par les investisseurs
Au-delà du cas d’Axis, ce dossier est suivi avec attention par les acteurs du secteur. Pour les investisseurs, la question centrale reste celle de la prévisibilité des décisions administratives et de la capacité des autorités à appliquer les règles de manière cohérente et transparente.
Pour l’État guinéen, l’enjeu consiste à affirmer sa souveraineté sur les ressources tout en maintenant un climat propice à l’investissement productif, condition essentielle au développement à long terme du secteur minier.
À retenir
La société émirienne Axis conteste le retrait de son permis minier en Guinée et réclame une indemnisation de 30 millions de dollars.
Le dossier s’inscrit dans une politique plus large de revue et de reprise en main des titres miniers par l’État guinéen.
L’affaire soulève des enjeux juridiques et réputationnels pour la gouvernance minière du pays.
Ils en parlent :
Jeune Afrique — Publication LinkedIn relayant l’article sur le différend Axis / Guinée
https://tr.ee/Jy3T9l
Observatoire guinéen des mines et métaux (OGMM) — Publication LinkedIn sur la demande d’indemnisation d’Axis
https://tr.ee/GOPO7e
Rédigé le 3 janvier 2026 — Temps de lecture estimé : 4 minutes
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