Bonne année 2026 : le secteur minier africain à l’heure des choix structurants
Afrique mnière
1/5/20262 min read


Bonne année 2026 à l’ensemble des acteurs du secteur minier africain !
Que cette année soit celle de la clarification, de la responsabilité et de la construction durable
À l’aube de l’année 2026, le secteur minier africain aborde une nouvelle phase de son histoire récente. Après une année 2025 marquée par des recompositions profondes, des tensions réglementaires et un renforcement du rôle des États, l’industrie extractive du continent entre dans une période où les arbitrages stratégiques pèseront durablement sur l’investissement, la gouvernance et la transformation locale des ressources.
2025, une année charnière pour les équilibres miniers
L’année écoulée aura confirmé plusieurs tendances lourdes. En Afrique de l’Ouest comme en Afrique centrale, les États ont poursuivi leur volonté de reprendre le contrôle des chaînes de valeur minières, à travers la révision de codes miniers, des audits de permis ou des décisions de suspension ciblées.
Parallèlement, la hausse persistante des prix de l’or a renforcé le poids de ce métal dans les recettes publiques et les stratégies industrielles, tandis que les métaux critiques (cobalt, cuivre, lithium) sont restés au cœur des enjeux liés à la transition énergétique mondiale.
Ces dynamiques ont parfois généré des frictions avec les opérateurs internationaux, mais elles ont aussi mis en lumière la centralité du continent africain dans l’approvisionnement mondial en ressources stratégiques.
2026 : des perspectives sous conditions
Un cadre réglementaire en quête de stabilité
En 2026, la priorité pour de nombreux pays africains devra être de stabiliser les réformes engagées. Après les annonces et les ajustements, les investisseurs attendent désormais des règles claires, applicables et prévisibles, condition indispensable à la relance de certains projets différés en 2024 et 2025.
La capacité des États à mettre en œuvre leurs nouvelles politiques sans créer d’insécurité juridique constituera un facteur déterminant pour l’attractivité du secteur.
La transformation locale, toujours au cœur des discours
La transformation locale des ressources minières, raffinage de l’or, valorisation des minerais industriels, développement de chaînes de sous-traitance, sera un axe central des politiques publiques en 2026.
Toutefois, le passage du discours à l’exécution nécessitera des investissements lourds, des partenariats industriels solides et une montée en compétences des acteurs locaux.
ESG et acceptabilité sociale: un enjeu non négociable
Les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) continueront de structurer les décisions d’investissement. Les projets miniers qui ne parviennent pas à démontrer leur acceptabilité sociale, leur conformité environnementale et leur contribution au développement local pourraient se heurter à des résistances croissantes, tant au niveau national qu’international.
Une année décisive pour la crédibilité du secteur
Plus que jamais, 2026 s’annonce comme une année de crédibilité.
Pour les États, il s’agira de prouver que souveraineté minière et attractivité économique peuvent coexister.
Pour les opérateurs, le défi consistera à s’adapter à des environnements réglementaires plus exigeants, sans renoncer aux standards internationaux de gouvernance.
À retenir
2025 a redessiné les équilibres entre États et opérateurs miniers en Afrique.
2026 sera l’année de la mise en œuvre, au-delà des annonces réglementaires.
La réussite du secteur dépendra de la stabilité juridique, de la transformation locale et de l’acceptabilité sociale des projets.
Perspectives 2026
Réformes minières : premiers bilans d’application
Métaux critiques et transition énergétique
Arbitrages d’investissements des majors minières
Transformation locale et industrialisation minière
Contentieux miniers et sécurité juridique en Afrique
Rédigé le 2 janvier 2026 — Temps de lecture : 5 minutes
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