Au Sénégal, l’État formalise un cadre de gouvernance des données minières
Afrique minière
2/13/20262 min read


Le 8 février 2026, le Ministère des Mines et de la Géologie du Sénégal a validé un cadre de gouvernance des données minières, destiné à organiser la collecte, la centralisation et l’utilisation des informations détenues par l’administration publique dans le secteur extractif. Cette décision s’inscrit dans une démarche de structuration institutionnelle de la donnée minière à l’échelle nationale.
Selon le communiqué officiel, le dispositif vise à renforcer la cohérence des informations relatives aux permis miniers, aux activités d’exploration et d’exploitation, ainsi qu’aux données techniques transmises par les opérateurs au titre de leurs obligations réglementaires.
Une centralisation des données au cœur du dispositif
Le cadre validé prévoit une centralisation progressive des données minières au sein des services compétents de l’État, en particulier la Direction des Mines et de la Géologie. Cette centralisation concerne les données géologiques, techniques et administratives produites ou collectées dans le cadre de l’instruction et du suivi des titres miniers.
L’objectif affiché est d’améliorer la fiabilité, la traçabilité et l’accessibilité interne des informations, tout en clarifiant les responsabilités institutionnelles en matière de gestion et de conservation des données.
Encadrement des usages et obligations des opérateurs
Le document de gouvernance précise également les modalités de transmission des données par les titulaires de titres miniers, en cohérence avec les exigences du code minier et des textes d’application. Les autorités rappellent que la transmission régulière et conforme des données constitue une obligation attachée aux permis et concessions.
Le cadre vise ainsi à limiter les écarts de qualité ou de format des informations reçues, afin de faciliter leur exploitation par l’administration dans un contexte de suivi technique, fiscal et environnemental des activités minières.
Un outil de gouvernance pour la politique minière nationale
Pour le Sénégal, État membre de l’OHADA, la formalisation d’un cadre de gouvernance des données minières participe d’une logique plus large de renforcement de la gouvernance sectorielle. La disponibilité de données structurées est présentée comme un préalable à la planification minière, à la transparence administrative et à l’attractivité du secteur.
À ce stade, les documents publiés ne font pas état d’une ouverture immédiate de ces données au public ou aux investisseurs. Les conditions d’accès externe et de diffusion éventuelle devront être précisées par des textes ou décisions ultérieures.
À retenir
Le Sénégal a validé un cadre national de gouvernance des données minières.
Le dispositif organise la collecte, la centralisation et l’usage des informations minières.
Les modalités d’accès externe aux données restent à préciser.
Ils en parlent
Ministère des Mines et de la Géologie du Sénégal, communiqué officiel du 8 février 2026 :
https://www.mines.gouv.sn/actualites/2026/cadre-gouvernance-donnees-minieres.pdf
Direction des Mines et de la Géologie, note technique associée (8 février 2026) :
https://www.dmg.gouv.sn/publications/2026/note-gouvernance-donnees.pdf
Afrique minière
13 février 2026
Durée de lecture estimée : 3 minutes
Nous contacter
Newsletter
afriqueminiere@miihash.com
© 2025. All rights reserved.
