Au Cameroun, le projet de bauxite de Minim Martap fait entrer le secteur minier dans une nouvelle dimension
Afrique minière
2/10/20262 min read


Le secteur minier camerounais connaît une inflexion majeure avec l’avancement du projet de bauxite de Minim Martap, présenté comme l’un des projets industriels les plus structurants jamais engagés dans le pays. Une analyse publiée le 31 janvier 2026 met en lumière un changement d’échelle du secteur, tant par les volumes visés que par les infrastructures associées.
Le gisement de Minim Martap est destiné à soutenir une exploitation industrielle à grande échelle, rompant avec une tradition minière longtemps dominée par des opérations de faible intensité. Le projet s’inscrit dans une stratégie nationale visant à repositionner le Cameroun sur le marché international de la bauxite, matière première clé de l’industrie de l’aluminium.
Une structuration industrielle désormais documentée
Selon les informations disponibles, le projet repose sur une organisation industrielle intégrée, combinant extraction minière, logistique ferroviaire et exportation portuaire. Un accord opérationnel de transport a notamment été conclu entre CAMRAIL, concessionnaire du réseau ferroviaire camerounais, et Camalco SA, entité porteuse du projet, afin d’assurer l’acheminement de la bauxite depuis le site de Minim Martap vers le port de Douala.
Cet accord constitue un jalon concret dans la mise en œuvre du projet, confirmant l’existence d’une chaîne logistique structurée et fonctionnelle, indispensable à une exploitation à grande échelle.
Un calendrier industriel progressivement précisé
Des communications d’entreprise publiées début janvier 2026 indiquent que les travaux préparatoires du site sont engagés et que les opérations minières visent un démarrage progressif en 2026, avec une première expédition commerciale de bauxite attendue au cours de l’année. Ces éléments traduisent une entrée effective du projet dans une phase opérationnelle, au-delà du seul stade de planification.
Si ces informations émanent de sources économiques et industrielles, elles convergent vers un même constat : le projet de Minim Martap n’est plus uniquement un projet annoncé, mais un chantier industriel en cours de structuration.
Enjeux économiques et cadre juridique applicable
Pour le Cameroun, État membre de l’OHADA, le développement d’un projet de bauxite de cette ampleur soulève des enjeux juridiques et institutionnels majeurs : sécurisation des titres miniers, structuration contractuelle des partenariats, gouvernance des infrastructures et articulation avec les objectifs de contenu local.
La disponibilité de données publiques fiables et la montée en puissance d’infrastructures dédiées constituent des facteurs déterminants pour l’attractivité du secteur minier camerounais et sa capacité à attirer des investissements de long terme.
À retenir
Le projet de bauxite de Minim Martap entre dans une phase industrielle structurée.
Un accord ferroviaire confirme l’organisation logistique du projet vers le port de Douala.
Le projet marque un changement d’échelle du secteur minier camerounais.
Ils en parlent
La Tribune Afrique :
Railways Africa, accord CAMRAIL–Camalco :
Publication d’entreprise (mise à jour opérationnelle, janvier 2026) :
Afrique minière
02 février 2026
Durée de lecture estimée : 3 minutes
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